Résidence en Conservatoire avec El Mawsili

 Elle a pour but d’organiser au sein du Conservatoire de Saint-Denis, d’Epinay-sur-Seine et du Pôle Musical d’Orgemont la transmission du patrimoine musical Arabo-andalou perpétué par l’Ecole El Mawsili depuis plus de 25 ans en Seine-Saint-Denis.

Au programne de cette résidence en 2016 : stages intensifs ouverts aux musiciens des Orchestres de Jeunes d'Arcana et d'El Mawsili et du Conservatoire de Saint-Denis et d'Epinay, présentations en public des morceaux issus du répertoire arabo-andalou, apprentissage « croisé » dans les deux modes, oral pour les « classiques » et initiation à lecture du solfège pour les élèves d’El Mawsili, création d'un cours de musique arabo-andalouse au sein du Conservatoire de Saint-Denis, commande d'une œuvre musicale à Farid Bensarsa

Avec ses partenaires, Villes des Musiques du Monde lance une concertation sur la mise en place d'un Certificat d'Etude Musicales arabo-andalouse qui pourrait attester de la qualité de la pédagogie et constituer une passerelle intelligente avec le conservatoire.

Enfin, des concerts de l'Ensemble El Mawsili sont prévus au cours de la saison 16/17 : Festival Panorama du Cinéma du Maghreb et du Moyen-Orient, Institut du Monde Arabe, Maison de la Radio ... qui viendront ponctuer ce dispositif de Résidence.

CONCERT A LA PHILHARMONIE DE PARIS EN MAI 2018 !

Avec le soutien de la Mission Enseignements et Pratiques Artistiques en Amateur du Conseil Départemental 93 et en partenariat avec le Pôle Musical d'Orgemont d'Epinay-sur-Seine, le Conservatoire de Saint-Denis et l'Association El Mawsili. 

Présentation d’El Mawsili

Après quelques années d’existence et de travail de formation minutieux, acharné et ciblé, l’association s’est dotée d’une grande formation musicale, « l’Ensemble El Mawsili », chargée d’assurer des représentations sous forme de concerts musicaux.

Il est constitué de près de cinquante musiciens/chanteurs.

Sa direction a été confiée à Farid Bensarsa, ancien disciple et assistant de Sid Ah­med Serri, maître de la doyenne des associations algéroises de la san’a « El Djazai­ria El Mossilia » créée en 1930.La musique enseignée est connue en France sous l’appellation de musique arabo-andalouse, alors qu’en Algérie, en Tunisie et au Maroc, elle est appelée respecti­vement, san‘a, malouf, gharnati ou Ala’. Il s’agit d’une musique savante héritée de l’Espagne Musulmane dès le haut Moyen Âge, par les vieilles cités maghrébines (Alger, Constantine, Tlemcen, Fès, Tunis…), qui l’ont conservée, développée et enrichie, selon le génie propre de chacune de ces villes.

Le chant, partie intégrante de ce style musical, a pour support des poèmes quali­fiés de mouwashshahat ou azdjal. Les thèmes évoqués dans ces chants sont l’amour courtois, la nature, l’exil, le religieux…

Le déroulement d’une séance musicale a pour dénomination Nouba, terme signi­fiant l’alternance, la succession...

Il s’agit de la véritable architecture de ce genre musical. Elle s’inscrit dans une cou­leur modale « le taba’ » (le mode, le tempérament).La nouba s’articule autour d’une suite de mouvements, dans lesquels alternent une partie instrumentale et une partie chantée, dans des rythmes qui varient selon un tempo plus ou moins vif et qui s’accélère progressivement.

Face aux différentes nouvelles exigences, dont celle d’un auditoire de plus en plus large, et attaché à cet art musical, les programmes des concerts proposés, comme celui de ce soir se sont volontairement adaptés. Il s’agit souvent d’un choix judicieux et approprié de pièces et d’un croisement subtil et harmonieux de morceaux appartenant à différents modes et aux diffé­rentes écoles musicales maghrébines.