Débats

04/10/2019

« Amazonie : les artistes prennent la parole »

SAM 9 NOV, 17h30 | EVENT
Trois Baudets - 64 Boulevard de Clichy, Paris 18e

17h30 - Projection du documentaire Les rivières volantes - Entrée libre
En présence du réalisateur Aurélien Francisco Barros 
Du cœur de la forêt amazonienne à nos laboratoires européens, climatologues, biologistes et chimistes explorent et commencent à comprendre un mystère : le rôle central des forêts dans la formation des nuages. Des images spectaculaires au service d’un message fort et d’une prise de conscience sur le danger que représente la déforestation de notre planète. (Réalisation : Aurélien Francisco Barros / Production : Effervescence Doc (Simone Harari Baulieu et Laurent-Robert Thibierge) / Durée : 52 minutes)

Suivi, à 18h30, du débat et rencontre avec les artistes sur le thème : "Amazonie, les artistes prennent la parole" - Entrée libre

L’Amazonie est au cœur de l’actualité depuis près de six mois. Responsables politiques, scientifiques et activistes ont échangé leurs points de vue. Mais quasiment à aucun moment la parole n’a été donnée aux artistes. Deux structures culturelles franciliennes aux démarches complémentaires s’associent le 9 novembre pour leur donner l’opportunité de s’exprimer.
La maison de disques Accords Croisés publie le 25 octobre 2019 le troisième volume de sa série « Le chant des fleuves ». Cette compilation au format longbox (2 CDs, un livret de 28 pages) est consacrée à l’Amazone, le fleuve le plus puissant de la planète. Elle fait donc entendre la musique née en Amazonie, de la guitarrada brésilienne à la cumbia péruvienne, en passant par la chanson colombienne et des enregistrements de tribus amérindiennes.
Le festival Villes des Musiques du Monde, qui aura lieu du 11 octobre au 10 novembre dans toute l’Ile-de-France, a choisi pour thème cette année « Nos Amériques ». Il met notamment en avant les cultures autochtones, invitant par exemple A Tribe Called Red, un collectif de DJs amérindiens du Canada, la chanteuse inuit Elisapie ou le groupe de cumbia Los Wembler’s.

Avec :
Djuena Tikuna (chanteuse)
Djuena est membre de l’ethnie Ticuna, qui vit au cœur de l’Amazonie, dans la région dite des « trois frontières », à cheval entre le Brésil, le Pérou et la Colombie. L’une de ses chansons figure dans la compilation « L’Amazone » que publie Accords Croisés. Le festival Villes des Musiques du Monde l’a invitée à séjourner quelques jours en Ile-de-France et à rencontrer des enfants de Seine-Saint-Denis.
Yann Clery (flûtiste)
Originaire de Guyane, métis lié à l’ethnie des Teko, qui vit à la frontière brésilienne, Yann est l’un des flûtistes les plus demandés sur la scène parisienne. Il a notamment collaboré avec Sandra NKaké, Emmanuel Bex, Chlorine Free et Mo’Kalamity. Dans le cadre du festival Villes des Musiques du Monde, il présente le 13 octobre à Aubervilliers son nouveau projet, basé sur le djokan, un art martial récent mais déjà reconnu comme « patrimoine de la Guyane ».
Rosivaldo Cordeiro (guitariste, producteur)
Rosivaldo est un multi-instrumentiste accompli qui a été nommé « ambassadeur culturel de l'Etat d'Amazonas en France ». L’une de ses « guitarradas » a été retenue pour la compilation « L’Amazone ».
Aurélien Francisco Barros (documentariste, journaliste)
Ce journaliste franco-brésilien est l’un des meilleurs connaisseurs de l’Amazonie que l’on puisse trouver à Paris.
Olivier Guichardon (Président de l'association Envol Vert)
Envol Vert est une association dédiée à la protection des forêts et de leur biodiversité. 

Suivi, à 20h45, du concert de Djuena Tikuna et Elisapie

En partenariat avec le 360 Paris Music Factory et Accords Croisés, à l'occasion de la sortie de la compilation "L'Amazone".

 

 

Déjà passé
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« Peut-on faire ce qu'on veut de la culture des autres ? La question de l'appropriation culturelle » 

Appropriation-culturelle

 

MER 30 OCT, 18h30
Dock B - 1, place de la Pointe, Pantin

Peut-on et doit-on mettre des limites au « grand mix » des cultures ? Que deviennent les identités dans un monde où les motifs océaniens se choisissent sur catalogue dans la salle d’attente d'un.e tatoueur.se, où des victimes de la mode arborent des symboles religieux sans en comprendre le sens ? Venu d’Amérique du nord, le concept d’ « appropriation culturelle » pose naturellement question à un festival tel que Villes des Musiques du Monde. A quel moment le goût de l’exotisme vire-t-il au racisme ? S'il y a appropriation, c'est qu'il y a propriété ; à qui appartiennent les formes culturelles ? Qui doit contrôler ces échanges ? Qui peut mesurer l’authenticité du geste d’un.e créateur.trice ? Deux chercheur.e.s venu.e.s du champ de la littérature, deux musicien.ne.s et une journaliste spécialiste de la mode africaine ouvrent le dialogue avec le public…

avec
Anissá Bensalah
, musicienne. 
Chayet Chiénin, fondatrice et rédactrice en chef de Nothing But the Wax
Estelle Coppolani, doctorante en Littérature Générale et Comparée à l'Université Paris 7 - Diderot. 
Sébastien Aimé Nyafouna, doctorant en littératures à la Sorbonne et professeur de lettres modernes en lycée.
Camel Zekri, un guitariste, compositeur et improvisateur
Modération : François Mauger, membre du Comité éditorial de Villes des Musiques du Monde.

Suivi, à 20h45, d’un concert du groupe Dowdelin sur la péniche Metaxu (place de la Pointe, Pantin).
Une production Villes des Musiques du Monde, en partenariat avec Medialab 93 & Le Karaïb Festival.

 

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