mardi 23 octobre 2012 • 18h
Entrée
libre

CAFE DU MONDE AVEC JEAN-LUC MARTY

La bibliothèque Robert Desnos de Montreuil accueille le traditionnel « Café du monde » en présence de Jean-Luc Marty, dans le cadre de la Carte Blanche qui lui est confiée par le festival Villes des Musiques du Monde. Cette discussion publique sera animée par le journaliste -complice Pierre Cuny (Radio Aligre/Mondomix).

Jean-Luc Marty est l’auteur de trois livres chez Julliard, deux romans (« la Dépression des Açores » - 2001- et « Rumba » - 2008- ) ainsi qu'un recueil de textes poétiques « Un coeur portuaire » -2012.

Ce Café du Monde sera l’occasion pour Jean Luc Marty de partager sa passion et ses connaissances pour la Rumba, musique typiquement cubaine et de plonger dans son univers « portuaire » en présence des musiciens des Rumberos de Cuba qui offriront un extrait de concert.

Pour en savoir plus sur Jean-Luc Marty:

http://www.lafringalelitteraire.com/Jean-Luc-Marty-un-coeur-portuaire-sublime_a739.html

 

Prix du roman populiste - 2008

« Jean-Luc Marty (...) s’est montré très ému. « Ce prix me touche car les gens dont je parle, qui sont coupés de leur environnement, subissent l’histoire. Ils sont au cœur d’un héroïsme contemporain. Rumba parle de ces Noirs cubains, qui sont restés debout et portent en eux une Afrique qui n’existe plus. »

Parmi les membres éminents du jury qui l’a élu (Vautrin, Cavanna, Mordillat, Picouly…), l’écrivain et cinéaste Alexandre Astruc, avec la fraîcheur de ses 85 printemps, nous a confié avoir aimé ce livre « car il parle d’une réalité sociologique sans tomber dans les panneaux de la facilité. Avec Jean-Luc Marty, on est loin du politiquement correct ! ». À ses côtés, l’auteur de bandes dessinées Georges Wolinski se disait d’abord heureux que l’on parle de Cuba, qu’il connaît bien. « Ce peuple m’a ému, il est digne. Et dans ce livre, j’ai trouvé une vision complémentaire à la mienne, moins officielle. Derrière la façade du rire, de la danse, il y a chez les Cubains une véritable urgence. »

Patrick Rambaud, écrivain et cofondateur du magazine Actuel, trouve que « c’est bien de parler de Cuba à Saint-Denis. Ça donne, malgré tout, une part de rêve. » Enfin, Michel Rogowski, représentant Plaine commune au sein du jury, tenait à souligner combien ce roman « correspond à l’esprit du Prix populiste. » « Ces Cubains dont je parle appartiennent à la banlieue du monde. Il y a là-bas une énergie considérable », concluait Jean-Luc Marty, visiblement heureux d’avoir été ainsi compris. »

B.L, Le journal de Saint Denis

http://www.julliard.fr/site/jean_luc_marty_&181&31062.html

http://www.etonnants-voyageurs.com/spip.php?article1171

 

" Un coeur portuaire" vu par Alzin Mabanckou (Jeune Afrique)

« Son nouveau livre, préfacé par l’écrivain voyageur Gilles Lapouge, est marqué par une empreinte plus personnelle où le « je » résonne comme une autobiographie d’un oiseau migrateur « nanti d’un statut d’étrangeté » et qui s’invente « au jour le jour un exil de souche ». Le livre se parcourt comme une véritable traversée de ponts - j’aillais dire de quais -, avec des réflexions et des paroles qui disent le monde avec émotion et tendresse. Ce voyage initiatique se fait en trois étapes : la première, éponyme, « Un cœur portuaire », est suivie de « La danse des miens » et de « Au registre d’Orient » dans une originalité formelle qui ne manquera pas de rappeler le Cahier d’un retour au pays natal de Césaire, ou encore, pour citer un texte plus récent, l’Enigme du retour, de Dany Laferrière (…) Il invente le « temps-monde », contemple le « vol ternaire des oiseaux » et ne craint pas de « convoquer l’Errant et ses multiples à la pointe sèche du rêve ». (…) Un livre intemporel traversée par une générosité née des rencontres, de l’amour de l’Autre et du désir de l’Ailleurs. Une démarche de plus en plus rare dans le paysage littéraire français »

 

Salim Jay in Qantara (magazine des cultures arabe et méditerranéenne - 2012)

"Les mots m'ont toujours fait l'effet d'être en répétition générale jusqu'à trouver, un jour, à s'employer pour de vrai", explique jean luc Marty dans "Un coeur portuaire", confidence syncopée où l'on entend, à condition de dresser l'oreille et d'ouvrir grand les yeux, des chants soufis ou du fado qui traversent des paysages bretons ou africains tandis que l'auteur s'aventure " à la banlieue des phrases.
Desserrer les frontières.
Dans ce carnet de voyage intérieur où se succèdent les souvenirs comme autant de munitions alimentant des sortes d'aphorismes, Marty célèbre la rencontre d'une femme munie d'une lampe torche et qui lui fait la lecture de pages d'un roman de Salvat Etchart : "... l'impression incroyable de ne pas lire un livre mais ce livre me lisait, à voix haute." Eh bien, c'est celà qu'à son tour Jean Luc Marty produit au bénéfice de qui s'aventure dans " Un coeur portuaire". L'écrivain est travaillé par ses voyages, mais Gilles Lapouge fait très justement la remarque, en préface, qu'il y a là " toute une famille de mots qui installent partout cette volonté de desserrer les frontières, les lointains même".
Alors survient le chemin des processions menant à la grotte de Sidi Slimane - est-ce en petite Kabylie ? Lounès décrit : " de sa voix douce et précise la manière dont les Français avaient pilonné son village à partir des hauteurs, et comment ils avaient lancé leurs Noirs à l'assaut plutôt qu'eux-mêmes". On croyait Jean Luc Marty seulement fou de géographie, le voici qui revient à l'histoire. Il se retrouve dans l'affirmation d'Edouard Glissant écrivant dans Tout-monde : " C'est celà qu'il poursuivait avec des mots : cette brisure d'obscurité qui, par en dessous, mettait en relation les pays, les gens."
Cette attention obstinée aux promesses, aux faillites et aux possibles du langage, cette économie de la phrase qui en constitue la morale, c'est ce qui manque à tant de livres, jusque lorsque leurs auteurs pavent les pages des meilleurs intentions du monde. (...) Alors on se souvient d'avoir lu dans "Un coeur portuaire" : " la page vide n'attend que mon souffle". Et l'évidence que les poètes s'y prennent mieux, fût-ce en prose, ne manque pas d'apparaître à la lecture (...).
Salim Jay

 

Pour suivre l'itinéraire Rumba

  • Rumberos de Cuba - Mercredi 24 octobre à Montreuil
  • Nuit Rumba et Fiesta avec les rumberos de Cuba et Rumbabierta - Samedi 27 octobre à Aubervilliers
  • Rumberos de Cuba - Mercredi 31 octobre à Aulnay-sous-Bois
  • Clôture Rumbabierta - Dimanche 11 novembre à Paris

Actions spécifiques en librairie

  • Café du Mondeà la Médiathèque Robert Desnos

Mardi 23 octobre de 18h00 à 19h00
Avec Jean Luc Marty et Les Rumberos de Cuba

Médiathèque Robert Desnos 14 Boulevard Rouget de Lisle 93100 Montreuil
01 48 70 64 55

  • Apéros-rencontres à la Librairie les Mots Passants à Aubervilliers


Samedi 27 octobre à partir de 17 heures
Avec Jean luc Marty

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