dimanche 4 novembre 2018 • 17h

Jacques Schwarz-Bart / 1ère partie Philo et les voix du tambour

[Guadeloupe] Jazz

Jacques Schwarz-Bart / 1ère partie Philo et les voix du tambour (c) Ewané Nja Kwa

Le saxophoniste l'admet, son nouveau projet « est essentiellement un hommage à [s]on père, André Schwarz-Bart ». La clé de ses nouvelles envolées instrumentales est donc là, dans le parcours d'un enfant des années 1930, emporté, parce que juif, dans le fracas de la seconde guerre mondiale, résistant et auteur en 1959 d'un roman, Le dernier des justes, couronné en 1959 par le Prix Goncourt. Blessé par la polémique qui a suivi cette publication, le romancier a cherché refuge en Guadeloupe, l'île de sa femme, Simone. Ensemble, ils ont écrit Un plat de porc aux bananes vertes, qui mêle les destins antillais et juif, puis il a évoqué, seul, le sort des esclaves dans La mulâtresse Solitude. Cette vie douloureuse dédiée au récit, Jacques Schwartz-Bart l’évoque en reprenant les mélodies de prières juives, qu’il déploie au-dessus d'un piano éloquent, d'une contrebasse soyeuse et d'une batterie conquérante. « Un rabbin m’a dit que mon saxophone sonnait comme la voix d’un hazzan (le chantre d’une synagogue) » explique le musicien. Ce qu’il exprime reste pourtant aussi singulier que l’itinéraire de son père…

Avec 

Jacques Schwarz-Bart / sax
Gregory Privat / piano
Stephane Kerecki / contrebasse
Arnaud Dolmen / batterie

 

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Philo et les voix du tambour

[Martinique/Guadeloupe] Percussions

Philo et les voix du tambour (c) DR

La philosophie de Philo ? Laisser les tambours chanter ! Entre bèlè martiniquais, gwoka guadeloupéen, kasékò guyanais et afro-beat, chacun de ses concerts formule une promesse, celle de se fondre quelques instants dans une forêt de rythmes, de s'y perdre un moment pour, au final, mieux retrouver son identité la plus profonde.

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