Une date exceptionnelle au Festival International de Musique Symphonique d’El Jem le 24 juillet 2026
En première partie de soirée, L’Orphéon présente Suite Andalouse de Marcel Khalifé. Cette œuvre constitue une étape majeure dans l’histoire du oud et de la musique orientale. Elle incarne la rencontre entre Orient et Occident et ouvre une voie nouvelle pour l’avenir musical. Ici, le soliste n’est pas un violon ou un violoncelle, mais le oud, instrument profondément ancré dans la culture orientale et porteur d’une grande charge émotionnelle.”
Cette œuvre pour oud et orchestre symphonique, rarement donnée en concert, a été enregistrée en 2002 par le compositeur lui-même, accompagné de l’Orchestre Symphonique National de Kiev. À la croisée des traditions orientales et occidentales, elle déploie plusieurs mouvements qui invitent l’auditeur à un voyage poétique, porté par le dialogue entre le oud et un orchestre foisonnant. Pour ce projet, L’Orphéon souhaiterait interpréter cette pièce en collaboration avec l’Institut du Monde Arabe, avec pour soliste Maher Karoui, ancien élève du compositeur. Ce concert pourrait également être l’occasion d’inviter Marcel Khalifé à partager son parcours, sa vision de la musique et son lien intime avec son instrument.
L’ORPHÉON
L’Orphéon est un orchestre symphonique fondé en 2023 à l’initiative de Clément Rousseau, son directeur musical. Né de lavolonté de partager la richesse du répertoire symphonique, l’ensemble a pour mission de diffuser et de démocratiser la musique classique, en la rendant accessible à un public large et diversifié. Réunissant une cinquantaine de musicien·nes professionnel·les diplômé·es d’établissements supérieurs d’Île-de-France, l’Orphéon se distingue par son énergie, son exigence artistique et son esprit collectif. L’orchestre s’attache particulièrement à explorer des œuvres moins fréquemment jouées, offrant ainsi au public la découverte de pages méconnues du répertoire. Cette démarche vise à renouveler l’écoute de la musique classique et à apporter un regard neuf sur ce patrimoine. L’Orphéon donne également une place privilégiée à de jeunes solistes, leur offrant l’opportunité de se produire aux côtés de l’orchestre.
En deuxième partie, Mehdi Haddjeri Band se produira aux côtés de la Cité des Marmots
Mehdi Haddjeri Band est une rencontre puissante et inédite entre l’Arabian rock incandescent de Mehdi Haddjeri Band et la richesse émotionnelle des arrangements d’un orchestre symphonique. De cette fusion naît un projet audacieux, à la croisée des cultures, des générations et des mémoires, tendu comme un pont entre les deux rives de la Méditerranée. Porté par l’énergie électrique et la profondeur orchestrale, le répertoire rend hommage aux grandes voix de l’exil algérien, celles qui ont chanté l’arrachement, la liberté et la résistance : Dahmane El Harrachi, Mazouni, Cheikha Rimitti, Rachid Taha. Des figures majeures dont les œuvres ont circulé, voyagé et grandi entre l’Algérie et l’Europe, au rythme des migrations et des métissages culturels. Avec Mehdi Haddjeri Band & l’Orchestre l’Orphéon, les mélodies chaâbi, raï et rock se réinventent au contact des cordes, des cuivres et des textures symphoniques. Les chansons se déploient dans un nouvel espace sonore, ample et cinématographique, sans jamais perdre leur urgence ni leur âme, résonnant d’une rive à l’autre de la Méditerranée. Plus qu’un concert, c’est une traversée musicale, un dialogue vivant entre traditions et modernité, entre les deux rives de la Méditerranée, entre mémoire de l’exil et création contemporaine — une célébration vibrante de la musique comme territoire de liberté.
LA CITÉ DES MARMOTS
Les enfants de Seine-Saint-Denis et El Jem chantent l’exil algérien, le rock et la mémoire collective
Le concert revisite un répertoire algérien de l’exil et de la mémoire, réarrangé pour une rencontre inédite entre rock oriental et musique symphonique. Entre cordes et guitares saturées, voix enfantines et racines musicales profondes, c’est toute une histoire partagée entre les deux rives de la Méditerranée qui s’exprime : celle des diasporas, des chemins de migration, et des liens fraternels que la musique tisse là où les discours échouent. Au-delà de l’exploit artistique, le geste est fort : faire entrer ces voix d’enfants, souvent issues des quartiers populaires, dans un lieu symbolique. Et avec elles, casser l’idée que la grande culture est réservée à quelques-uns. Car ici, ce sont les cultures populaires, le rock, la mémoire orale, qui dialoguent avec l’orchestre classique. Une manière de décloisonner les esthétiques, mais aussi les regards.





